Premiers contacts par la peinture avec Tahiti, sa lumière, ses couleurs, et on voit bien ici comment Gauguin y va très progressivement, recourant parfois à des formules déjà utilisées à la Martinique comme dans Parau Parau ci-dessous, avec sa composition, ses violets et ses verts.  De même, il commence par des Européens, ou des créoles, avant les Tahitiennes qui portent la robe mission. La figure de l'Eve nue originelle est encore loin. Son premier vrai tableau tahitien est Vahine no te tiare ci-dessous, dont il a raconté la genèse. Peu à peu, il ose les couleurs les plus fortes qu'il a sous les yeux, et les roses caractéristiques de ce premier séjour font leur apparition tout en bas. Il s'en est expliqué, il a besoin d'une longue période d'incubation très perceptible dans cette succession d'images. 

Jeune créole, 1891, Troyes, Musée d'art moderne..

Jeune  homme à la fleur, 1891, Collection particulière.

Te tiare farani (Les Fleurs de France), 1891, Saint-Petersbourg, Musée de l'Ermitage.

Suzanne Bambridge, 1891, Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Paysage tahitien, 1891, Minneapolis, Institute of Art.

Te raau rahi (Le Grand arbre III), 1891, Chicago, Art Institute.

Parau parau (Les Potins ou Les Mots chuchotés), 1891, Saint-Petersbourg, Musée de l'Ermitage. 

Paysage aux cochons noirs avec Tahitienne accroupie, 1891, Budapest, Szépmüvészeti Museum.

 La Danse du feu ou Le Diable parle, 1891, Jérusalem, Israël Museum

Vahine no te tiare (Femme à la fleur), 1891, Copenhague, Ny Carlsberg Glyptotek.

Deux femmes sur la plage, 1891, Paris, Musée d'Orsay.

I raro te oviri (Sous les Pandanus I), 1891, Dallas, Museum of Art.

L'Homme à la hache, 1891, Collection particulière

Te faaturuma (La Boudeuse), 1891, Worcester Art Museum (GB)

Ia orana Maria (Je vous salue Marie), 1891, New York, Metropolitan Museum of Art.

Te raau rahi (Le Grand arbre I), 1891, Cleveland, Museum of Art.